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Blogue2 octobre 2026

Mise à jour hebdomadaire 5 : discours et perceptions sur l'intégrité électorale

Observatoire de l'écosystème médiatique

Chaque mise à jour hebdomadaire publiée lors de l'élection québécoise présente les principales tendances et dynamiques observées dans l'écosystème de l'information, met en lumière les incidents d'information identifiés et fait un survol de différents éléments ne s'élevant pas au niveau d'un incident, mais étant sur notre radar. Tous les faits et données sont tirés d'un sondage original, d'une veille humaine de l'environnement d'information en ligne et d'une collecte d'information sur les médias sociaux menée par l'Observatoire de l'écosystème médiatique.

Aperçu

Cette semaine a été marquée par un niveau de discussion un peu plus élevé sur l'intégrité électorale, notamment suivant la publication d'un article de nouvelles décrivant une possible ingérence américaine dans le processus et le début du vote par anticipation. Après un examen des enjeux discutés par les candidats sur l'ensemble des plateformes, que nous incluons chaque semaine, nous évaluons à quel point la question de l'intégrité électorale a été discutée depuis le début de l'élection, la nature de ces discussions, ainsi que les perceptions de l'électorat québécois sur le sujet.

Bien que la discussion sur l'intégrité électorale ait un peu augmenté après la couverture médiatique des possibilités d'ingérence américaine et le début du vote par anticipation, elle est demeurée marginale depuis le début de la campagne et surtout centrée sur l'ingérence plutôt que sur l'administration du vote en tant que tel. L'attention sur ces questions provient d'un petit nombre de comptes et ne semble pas avoir accru l'inquiétude des Québécois face à l'ingérence étrangère durant la campagne, bien que le niveau d'inquiétude demeure plus élevé que lors de l'élection de 2022. Une majorité de Québécois sont confiants qu'Élections Québec mènera l'élection avec intégrité et neutralité.

Dans la section Sur notre radar, nous revenons sur la tendance de certains électeurs de publier des photos de leur bulletin de vote sur les réseaux sociaux, la légalité de ce geste (oui, c'est légal lors des élections provinciales) et les raisons pour lesquelles cette pratique est généralement découragée.

Les enjeux de l'élection : Perspective des candidats

Comme chaque semaine lors de la campagne, nous avons classifié les publications des candidats de chacun des cinq principaux partis sur Facebook, Instagram, X, YouTube, TikTok et Bluesky en fonction du fait qu'elles mentionnent ou non différents enjeux politiques parmi une liste de 18 (voir section Méthodologie).

Nous observons dans la Figure 1 que pour la troisième semaine de suite, les publications sur le système de santé et le logement figurent parmi les cinq enjeux recevant le plus d'engagement au cours de la dernière semaine, en accumulant respectivement 14,2 % et 10,4 % des mentions « J'aime ». Thématiquement, les publications portent sur des enjeux très divers. Celles sur la santé abordent des sujets comme l'accès aux soins, les temps d'attente, l'option du privé, les CLSC et les centres de soins locaux ou l'avenir de Santé Québec. Les publications sur le logement parlent notamment de la construction de nouveaux logements, du coût d'accès à la propriété pour les plus jeunes et de l'itinérance.

Graphiques en aires montrant la part quotidienne des mentions « J'aime » et des publications des candidats pour cinq enjeux du 20 au 26 septembre : système de santé (14,2 % des « J'aime », 12,8 % des publications), indépendance (11,3 %, 5,8 %), éducation (10,9 %, 5,1 %), logement (10,4 %, 6,3 %) et coût de la vie (9,6 %, 5,3 %).
Figure 1. Pourcentage de publications des candidats et de mentions « J'aime » obtenus par différents enjeux dans l'écosystème d'information québécois, semaine du 20 au 26 septembre. Les cinq enjeux ayant obtenu le plus d'attention parmi une liste de 18 sont montrés.

Les trois autres enjeux, l'indépendance, l'éducation, et le coût de la vie, reçoivent respectivement 11,3 %, 10,9 % et 9,6 % des mentions « J'aime ». Parmi ces enjeux, seules les publications sur l'indépendance portent sur un sujet précis : le référendum, avec la majorité de l'engagement qui provient de publications de candidats de partis fédéralistes ou autonomistes. Concernant l'éducation, les publications portent sur des promesses de campagne sur des sujets variés liés à l'éducation, mais une part importante de l'engagement est liée à la position du PCQ sur l'accès aux CPE pour les demandeurs d'asile. Finalement, pour le coût de la vie, les publications parlent aussi de plusieurs promesses de campagne sans se rattacher à un sujet clair.

Intégrité électorale : Les discours

Afin d'évaluer les discours sur l'intégrité électorale, nous avons utilisé notre collecte par mots-clés des publications en lien avec l'élection québécoise sur les médias sociaux, que nous avons classifiées à l'aide d'un grand modèle de langage afin d'identifier les publications discutant de l'intégrité de l'élection et, le cas échéant, la thématique de discussion (parmi huit catégories), le ton (allègue, défend, rapporte) et l'entité jugée responsable de la situation.

Entre le 1er août et le 26 septembre, 5034 des 92 706 publications analysées (5,4 %) portent sur l'intégrité électorale. Celles-ci proviennent de 2447 comptes. Comme l'illustre la Figure 2, la discussion s'articule autour de quatre vagues liées à des événements distincts :

  • En tout début de campagne, du 24 au 28 août, 998 publications ont porté sur l'intégrité électorale (8,3 % des publications codées durant cette période). Les narratifs ont notamment porté sur des allégations d'ingérence américaine dans l'élection, principalement en lien avec les déclarations du secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick indiquant que l'interruption des négociations commerciales s'expliquait par la volonté du gouvernement canadien d'éviter l'élection du Parti québécois. Cela dit, le narratif ayant fait l'objet du plus grand nombre de publications durant cette période concernait plutôt les allégations d'ingérence fédérale liées aux annonces d'investissements fédéraux au Québec, à la collaboration perçue entre Mark Carney et Christine Fréchette en réponse à la guerre commerciale et à l'organisme Mission Leadership Québec. Notre mise à jour du 11 septembre discutait de ces allégations avancées entre autres par le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon.
  • Ensuite, du 2 au 4 septembre, on observe une deuxième vague de 914 publications (11 %) où les allégations d'ingérence fédérale restent présentes, mais où les règles électorales et l'administration de l'élection prennent une place croissante. Deux sujets en particulier ressortent des publications ayant reçu le plus d'attention. Le premier est la disponibilité de l'information électorale en anglais, alors qu'Élections Québec avait annoncé le 1er septembre que leur organisation était contrainte d'envoyer les cartes d'information aux électeurs uniquement en français en raison de la Loi 96 et du fait qu'une exemption ne leur avait pas été accordée par le gouvernement. Le deuxième porte sur les règles d'affichage relatives à la visibilité des noms des partis sur les pancartes électorales et, plus précisément, le fait que le nom ou logo de la Coalition avenir Québec n'y apparaissent pas au premier plan. Nous avons notamment discuté de ces enjeux dans nos mises à jour du 11 et du 18 septembre.
  • Du 16 au 18 septembre, les 442 publications identifiées (5,4 %) portent surtout sur des allégations de fraude ou d'achat de votes. Les publications discutent de certaines promesses électorales étant perçues comme des tentatives d'acheter les électeurs, mais surtout de la controverse entourant un candidat de la Coalition avenir Québec qui a remis de l'argent comptant aux gagnants d'un bingo en le glissant dans du matériel promotionnel du parti (voir mise à jour du 25 septembre).
  • Enfin, les 25 et 26 septembre, les 803 publications (16,2 %) sont dominées par la question de l'ingérence étrangère, après la circulation d'informations concernant la possibilité d'une ingérence américaine dans l'élection. Celle-ci est discutée plus en détail ci-dessous, dans la section portant sur l'ingérence étrangère.
Graphique en aires empilées des publications quotidiennes sur l'intégrité de l'élection par catégorie (moyenne mobile sur trois jours) du 1er août au 26 septembre 2026, avec quatre vagues ombrées : fin août (dominée par l'ingérence fédérale), du 2 au 4 septembre (règles injustes, pic de plus de 400 publications par jour), du 16 au 18 septembre (fraude et achat de votes) et les 25 et 26 septembre (ingérence étrangère, pic le plus élevé à environ 470 publications par jour).
Figure 2. Publications portant sur l'intégrité électorale, par catégorie (moyenne mobile sur trois jours). Les bandes indiquent les quatre principales vagues de publications.

Un élément fondamental qui ressort de cette analyse est que le volume de discussion portant sur l'intégrité du vote lui-même et de son dépouillement a été minimal tout au long de la campagne. De plus, la cible des allégations a changé au fil de la campagne : du gouvernement fédéral à la Loi 96, puis à un candidat et à un acteur étranger. Les discussions sur ces enjeux ont été dominées par un nombre relativement modeste de comptes. Au total, 308 comptes ont participé à au moins deux des quatre vagues et ont produit entre 38 % et 56 % des publications de chacune. Un noyau de 31 comptes est présent dans les quatre vagues et représente entre 10 % et 18 % des publications selon la vague.

Affirmer, rapporter ou réfuter

Nous évaluons ensuite dans quelle mesure les publications sur les réseaux sociaux soutiennent, rapportent ou réfutent les discours ou allégations sur l'intégrité électorale. Le caractère attendu, voire souhaitable, de telles réfutations peut varier en fonction de l'enjeu. Par exemple, s'il est souhaitable de voir les allégations infondées de fraude électorale être corrigées, le même constat ne s'applique pas nécessairement aux discours sur les conséquences de l'envoi de documents d'information uniquement en français sur l'accès aux vote des anglophones.

De manière générale, les narratifs sur l'intégrité électorale se voient beaucoup plus affirmés que combattus dans le discours public (Figure 3). On observe une distinction intéressante entre le discours sur l'ingérence perçue du fédéral et celle de pays étrangers : une part plus importante de ceux qui discutent d'ingérence fédérale affirment son existence (environ 85 %), alors que le discours sur l'ingérence étrangère est davantage divisé entre ceux affirmant son existence et ceux qui en discutent (notamment dans la couverture médiatique). Dans les deux cas, peu de publications contestent directement les affirmations d'ingérence.

Graphique à barres horizontales empilées montrant la posture des publications sur l'intégrité de l'élection dans huit catégories : l'ingérence fédérale (environ 1 650 publications) est très majoritairement affirmée, tandis que les règles injustes et l'ingérence étrangère comptent une part beaucoup plus importante de publications qui rapportent l'enjeu; peu de publications défendent ou réfutent, toutes catégories confondues.
Figure 3. Posture des publications portant sur l'intégrité électorale, par catégorie.

Enfin, la publication de contenus sur l'intégrité électorale est beaucoup plus dispersée que l'attention. Les dix comptes les plus actifs ne produisent que 8,3 % des publications, alors que les dix comptes recueillant le plus de mentions « J'aime » en concentrent 54 %. Cette concentration atteint 83 % sur Instagram et 80 % sur TikTok, contre 26 % sur X. On observe le même contraste pour les publications réfutant les discours sur l'intégrité électorale : une seule publication d'Élections Québec, une vidéo publiée sur TikTok portant sur l'utilisation du crayon de plomb et le processus de dépouillement des votes, recueille 65 % des mentions « J'aime » de l'ensemble des contenus contenant des réfutations.

Les candidats interviennent peu dans les discussions sur l'intégrité

Les candidats parlent peu de l'intégrité de l'élection : entre le 1er août et le 24 septembre, 250 de leurs 41 281 publications (0,6 %) portent sur le sujet, provenant de 74 candidats. Le PQ (124) et le PLQ (91) concentrent 86 % de ces publications, mais pas sur les mêmes histoires : le PQ dénonce l'ingérence fédérale, notamment les contrats accordés par la CAQ à Mission Leadership Québec, un organisme faisant la promotion du fédéralisme ; le PLQ, l'envoi des documents d'information électorale en français seulement.

Pour la plupart des événements, la discussion en ligne, médias compris, précède l'intervention des candidats. L'article du Journal de Montréal sur Mission Leadership Québec est partagé par TVA Nouvelles à 1 h 09 le 2 septembre ; les premiers candidats péquistes réagissent moins de six heures plus tard, et la discussion se poursuit plus longtemps après le pic. Les candidats libéraux se saisissent de l'information électorale en anglais le 2 septembre, le lendemain de la publication du communiqué d'Élections Québec, puis réagissent en quelques heures au jugement de la Cour supérieure du 16 septembre. Seule l'affaire des billets de banque glissés dans des cadeaux remis aux gagnants d'un bingo par un candidat caquiste fait exception : candidats et internautes en parlent dès les mêmes heures, le 17 septembre, et la discussion se prolonge dans le temps, incluant chez les candidats.

L'ingérence étrangère

Le 25 septembre, le Journal de Montréal a publié un article mentionnant qu'un haut fonctionnaire du gouvernement Fréchette se serait fait avertir des possibilités d'ingérence étrangère américaine dans l'élection québécoise par un vis-à-vis du gouvernement de Mark Carney au début septembre. Ce dernier lui aurait notamment remis une copie d'un billet de blogue publié en février 2026 par le groupe de réflexion américain Defense Analyses and Research Corporation (DARC) faisant état de stratégies pour diviser le Canada, notamment en soutenant financièrement le Parti québécois durant l'élection, en fomentant le séparatisme québécois et albertain et en négociant directement avec le Québec (voir cet autre article sur le sujet) pour lui offrir des tarifs douaniers moins élevés. À la suite de la publication de ces articles, la première ministre sortante Christine Fréchette a d'abord mentionné être « très préoccupée » par « des informations sérieuses sur des possibles risques d'ingérence étrangère », avant d'indiquer en fin de journée qu'il n'y avait pas « à craindre pour l'intégrité du processus électoral québécois ». Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a souligné ne pas avoir été approché par la DARC ou l'administration américaine. Les réactions en ligne ont été principalement négatives, plusieurs dénonçant ce qu'ils perçoivent comme une instrumentalisation de la question par la Coalition avenir Québec.

Bien que nos données se concentrent sur les médias sociaux et ne permettent pas d'observer certaines formes d'ingérence, qui sont cachées ou masquées par définition, elles offrent néanmoins un portrait de l'attention portée à la campagne électorale québécoise en dehors du Québec. Spécifiquement, nous avons analysé le contenu publié par les principaux influenceurs politiques américains, les médias et comptes officiels russes et chinois et les contenus ayant circulé sur WeChat. Nous observons un faible niveau d'intérêt envers l'élection québécoise :

  • Les influenceurs américains : Les 500 influenceurs américains majeurs que nous suivons sur l'ensemble des plateformes n'ont mentionné le Québec que 28 fois dans leurs publications depuis le 25 août, et à peine une vingtaine de ces publications étaient liées à la politique québécoise. En élargissant la recherche, on identifie un total de 29 publications pertinentes d'un point de vue politique mentionnant le Québec ou les « Canadiens français ». Ces publications ont principalement partagé, et souvent critiqué, les déclarations de l'administration Trump (en particulier Donald Trump, Howard Lutnick et Mike Waltz) suivant l'interruption des négociations commerciales. Aucune publication ne semble directement faire la promotion du Parti québécois ou de la souveraineté du Québec.
  • Les médias et comptes officiels russe et chinois : Les médias et comptes officiels de l'État russe n'ont fait que quatre publications sur les médias sociaux mentionnant le Québec, incluant le partage d'une déclaration de Donald Trump, un avis de l'ambassade de Russie concernant les bureaux de vote à Montréal pour les élections à la Douma et un accident d'hélicoptère. Les médias étatiques et comptes officiels chinois publiant en français ou en anglais ne semblent avoir fait aucune publication en lien avec le Québec sur les principales plateformes utilisées au Québec et l'ensemble plus large de publications que nous avons collectées sur l'élection québécoise ne semble pas diriger vers leurs sites web.
  • WeChat : Nous avons identifié 81 articles mentionnant le Québec sur WeChat, lesquels provenaient surtout de la diaspora chinoise au Canada et consistaient principalement en des vidéos d'explications ou des commentaires sur la guerre commerciale. Parmi les contenus venant de Chine ou de médias étatiques chinois, le Québec n'a été mentionné que brièvement et dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis. La collecte repose sur des recherches effectuées deux fois par jour dans le moteur de recherche WeChat de Sogou, à partir de 17 mots-clés en mandarin liés au Québec. Seuls les articles publics sont recueillis, et les chiffres doivent être considérés comme des minimums, car Sogou limite le nombre de résultats affichés.

Qu'en pense l'électorat québécois ?

Confiance dans le processus électoral

Depuis le début de la campagne, nous avons mené un sondage auprès de 1956 Québécois et Québécoises, soit environ 400 répondants par semaine (voir Méthodologie). Ce sondage inclut notamment des questions sur la confiance envers Élections Québec et le processus électoral, l'influence perçue de différentes menaces sur le résultat de l'élection et la connaissance du processus électoral. Dans cette section, nous faisons un survol des perceptions de l'électorat sur l'élection québécoise.

La Figure 4 montre le niveau de confiance dans le fait qu'Élections Québec mènera l'élection provinciale de 2026 avec intégrité et neutralité en fonction des intentions de vote. Au total, 62 % se disent « très » (33 %) ou « extrêmement » (29 %) confiants, 20 % sont moyennement confiants et 11 % se disent « peu » (8 %) ou « pas du tout » (3 %) confiants. Le pourcentage se disant « très » ou « extrêmement » confiants est un peu moins élevé parmi les partisans du Parti libéral (61 %) et beaucoup plus faible chez les partisans du Parti conservateur (42 %) que chez les partisans de la Coalition avenir Québec (81 %), du Parti québécois (72 %) et de Québec solidaire (71 %). Une différence partisane similaire existait pour le Parti conservateur lors de l'élection de 2022. Cela dit, il est important de souligner que malgré la confiance moins élevée, une part importante des partisans conservateurs se situent au milieu de l'échelle (par exemple, 32 % affirment avoir « moyennement » confiance) et seule une petite minorité a un niveau de confiance très faible (6 % n'ont « pas du tout » confiance). Dans le cas du Parti libéral, le niveau de confiance moins élevé pourrait notamment s'expliquer par les événements entourant l'accès à de l'information électorale en anglais, l'appui envers ce parti étant significativement plus élevé chez les non-francophones que chez les francophones. On note d'ailleurs que le niveau de confiance est significativement moins élevé chez ceux ayant répondu au sondage en anglais (48 %) qu'en français (65 %).

Graphiques à barres montrant la confiance envers Élections Québec pour mener l'élection avec intégrité et neutralité, pour l'ensemble des répondants et selon l'intention de vote : au total, 33 % sont « très » et 29 % « extrêmement » confiants; la confiance « très » ou « extrêmement » élevée est la plus forte chez les électeurs de la CAQ (36 % et 45 %) et la plus faible chez ceux du PCQ (26 % et 16 %), dont la réponse la plus fréquente est « moyennement » confiant (32 %).
Figure 4. Confiance dans l'administration de l'élection

Nous nous intéressons ensuite à l'influence attendue de cinq types de menaces sur le résultat de l'élection, soit : la désinformation par les politiciens, les biais médiatiques, l'ingérence étrangère, la fraude électorale et les contenus générés par l'intelligence artificielle. La Figure 5 offre une comparaison du niveau d'influence perçue lors de l'élection provinciale de 2022 (voir Méthodologie) par rapport à celle de 2026. Le principal constat est que les perceptions sont très similaires à celles observées lors de la campagne de 2022. Spécifiquement, 70 % des répondants considéraient alors que la désinformation des politiciens allait avoir « un peu » ou « beaucoup » d'influence sur le résultat comparativement à 71 % en 2026. Pour la couverture médiatique biaisée, les pourcentages sont de 69 % en 2022 et en 2026, alors que pour la fraude électorale, ils sont de 32 % en 2022 et 33 % en 2026. Le seul élément pour lequel on voit une augmentation est l'ingérence étrangère, alors que le pourcentage croyant qu'elle va avoir « un peu » ou « beaucoup » d'influence sur le résultat est passé de 30 % à 42 %. La question sur les contenus générés par l'intelligence artificielle n'a pas été posée en 2022, mais on observe en 2026 que 55 % estiment qu'ils vont avoir « un peu » ou « beaucoup » d'influence sur le résultat de l'élection.

Graphiques à barres empilées comparant l'influence attendue de cinq menaces sur le résultat de l'élection en 2022 et en 2026 : la part s'attendant à « un peu » ou « beaucoup » d'influence est presque inchangée pour la désinformation propagée par les politiciens (de 70 % à 71 %), la couverture médiatique biaisée (69 % les deux années) et la fraude électorale (de 32 % à 33 %), mais augmente pour l'ingérence étrangère (de 30 % à 42 %); les contenus générés par l'IA, question posée seulement en 2026, atteignent 55 %.
Figure 5. Influence perçue de différentes menaces sur le résultat de l'élection

La section précédente mentionnait les discussions sur les possibilités d'ingérence américaine suivant un reportage médiatique publié le 25 septembre. Nous avons donc voulu vérifier dans quelle mesure les perceptions du public avaient changé, ou non, à la suite de ce reportage et des réactions des partis et candidats. Comme le montre la Figure 6, nous n'observons aucune augmentation du niveau de préoccupation par rapport à l'ingérence étrangère ni de son influence perçue sur le résultat de l'élection à venir cette semaine. Le pourcentage de Québécois se disant « très » ou « extrêmement » préoccupés était un peu plus élevé au début de la campagne, suivant l'interruption des négociations commerciales et les déclarations de Trump et Lutnick sur celles-ci, qu'à la fin de celle-ci.

Graphique linéaire de deux mesures sur cinq périodes de terrain hebdomadaires du 28 août au 1er octobre : la part « très » ou « extrêmement » préoccupée par l'ingérence étrangère passe de 20 % à la semaine 1 à 11 % à la semaine 5, tandis que la part s'attendant à ce qu'elle ait « beaucoup d'influence » sur le résultat demeure entre 13 % et 16 %, sans hausse après le reportage du 25 septembre.
Figure 6. Évolution du niveau de préoccupation par rapport à l'ingérence étrangère au cours de la campagne

Connaissance du processus électoral

L'un des éléments pouvant favoriser la circulation et l'adhésion aux fausses informations sur l'intégrité électorale est un manque de connaissances sur le fonctionnement des élections. Afin d'évaluer le niveau de connaissance au Québec, nous avons demandé aux répondants d'évaluer la véracité de cinq affirmations sur le processus électoral. Comme le montre la Figure 7, la quasi-totalité des répondants (93 %) reconnaissent qu'un électeur doit prouver son identité pour pouvoir voter. Plus des trois quarts des répondants (76 %) ont aussi correctement indiqué que tous les bulletins de vote sont comptés à la main lors des élections québécoises. Lors d'élections précédentes au Canada et au Québec, un niveau de connaissance moins élevé sur cette dimension avait été associé à la circulation de narratifs sur les machines Dominion en ligne.

Le pourcentage de bonnes réponses est un peu moins élevé concernant l'utilisation du crayon de plomb pour voter (61 %) et la citoyenneté comme critère d'éligibilité au vote (57 %). Dans le premier cas, 23 % ont indiqué croire que l'utilisation du crayon de plomb pour voter permet d'effacer et de modifier les votes lors du dépouillement et 16 % ont indiqué ne pas savoir. Dans le deuxième cas, 13 % ont indiqué croire que les résidents du Québec peuvent voter même s'ils ne sont pas citoyens du Canada et 31 % ont indiqué ne pas savoir.

Finalement, le fait que des représentants des partis politiques puissent être présents lors du dépouillement des bulletins de vote ne semble pas très connu au Québec, alors que seulement 40 % ont indiqué que c'était vrai, 32 % ont indiqué que c'était faux et 27 % ont indiqué ne pas savoir. Cela dit, il est possible que l'utilisation du mot « assister » dans le libellé de la question puisse avoir été interprétée par certains comme indiquant que les représentants des partis peuvent participer au décompte (plutôt que simplement l'observer), ce qui n'est pas le cas.

Graphique à barres horizontales empilées des bonnes réponses, des mauvaises réponses et des « ne sait pas » à cinq affirmations vrai ou faux sur les élections provinciales au Québec : prouver son identité pour voter (93 % de bonnes réponses), bulletins comptés à la main (76 %), crayon de plomb permettant d'effacer les votes (61 % de bonnes réponses, 23 % de mauvaises), vote des résidents non citoyens (57 % de bonnes réponses, 31 % ne savent pas) et présence des représentants des partis au dépouillement (40 % de bonnes réponses, 32 % de mauvaises, 27 % ne savent pas).
Figure 7. Connaissance du processus électoral

De manière générale, on observe un niveau de connaissance moins élevé du processus électoral chez ceux indiquant ne pas faire confiance à Élections Québec, chez les groupes d'âge les plus jeunes et ceux ayant un niveau de scolarité plus faible ou un intérêt moindre pour la politique.

Sur notre radar

Est-il légal de publier une photo de son bulletin de vote ? Cette semaine, avec l'ouverture des bureaux de vote par anticipation, plusieurs électeurs ont publié en ligne des photos de leur bulletin de vote. Dans une publication Facebook largement partagée (plus de 700 réactions), le candidat du Parti conservateur du Québec dans Nicolet-Bécancour a affirmé que photographier son bulletin était interdit au Québec et que les personnes qui partagent ces photos sur les réseaux sociaux s'exposent à « une amende salée ». Or, cette affirmation est inexacte. Élections Québec encourage les électeurs à ne pas prendre de photos ni de vidéos dans le bureau de vote afin de protéger le secret du vote et de prévenir toute forme de pression ou d'achat de votes. Cependant, aucune sanction n'est prévue pour les personnes qui ne respectent pas cette consigne. La confusion vient possiblement des règles fédérales, où photographier son bulletin marqué pourrait être passible d'une amende et d'une peine d'emprisonnement.

Méthodologie

Sondage

Données de 2026. L'analyse s'appuie sur un sondage préélectoral bilingue (français et anglais) mené du 28 août au 1er octobre 2026 par l'Observatoire de l'écosystème médiatique auprès de la population québécoise. Le sondage a été administré sur la plateforme Qualtrics auprès du panel en ligne de Léger (LEO), selon un échantillonnage par quotas (région, groupe d'âge, genre et langue) basé sur les données de référence de Statistique Canada. Les répondant·es ont été rémunéré·es dans le cadre du programme standard de récompenses du panel de Léger. Les quotas régionaux reposent sur trois strates — la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, la RMR de Québec et le reste du Québec — construites à partir de la région administrative et de la municipalité de résidence déclarées.

Le questionnaire était réservé aux citoyennes et citoyens canadiens de 18 ans et plus résidant au Québec. L'échantillon final, suivant le retrait des réponses incomplètes et des personnes ayant échoué le test d'attention, compte 1956 répondants, dont 1665 ont répondu en français et 291 en anglais. Toutes les analyses utilisent des pondérations obtenues par ratissage (raking). Le calage porte sur cinq marges : la région (RMR de Montréal, RMR de Québec, reste du Québec), le groupe d'âge (18‑24, 25‑34, 35‑44, 45‑54, 55‑64, 65 ans et plus), le genre, la scolarité (secondaire ou moins ; études postsecondaires sous le baccalauréat ; baccalauréat ou plus) et la langue maternelle (francophone ; anglophone ou allophone), selon les estimations de population de Statistique Canada. La méthode inclut une règle visant à tronquer les pondérations qui se situent à l'extérieur de l'intervalle [0,25; 4] ; cette règle n'a pas été activée, chacun des poids se situant déjà à l'intérieur de l'intervalle (les poids vont en pratique de 0,39 à 2,03). Comme l'échantillon est non probabiliste, les marges d'erreur présentées sont approximatives et supposent un plan d'échantillonnage aléatoire simple : sur la taille effective de l'échantillon, la marge d'erreur est de ±2,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20 (calcul conservateur, p = 0,5).

Données de 2022. L'analyse s'appuie sur un sondage préélectoral bilingue (français et anglais) mené du 30 août au 2 octobre 2022 par l'Observatoire de l'écosystème médiatique auprès de la population québécoise, en vue de l'élection provinciale du 3 octobre 2022. Le sondage a été administré sur la plateforme Qualtrics auprès du panel en ligne de Léger, selon un échantillonnage par quotas (région, groupe d'âge, genre et langue) basé sur les données de référence de Statistique Canada. Les répondants ont été rémunéré·es par le panel de Léger, à condition de remplir l'ensemble du questionnaire. Les quotas régionaux reposent sur trois strates — la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, la RMR de Québec et le reste du Québec — construites à partir de la région administrative et de la municipalité de résidence déclarées.

Le questionnaire était réservé aux citoyennes et citoyens canadiens de 18 ans et plus résidant au Québec. L'échantillon final compte 3480 répondants, dont 3075 ont répondu en français et 405 en anglais. Il exclut les réponses incomplètes, les réponses enregistrées le jour du scrutin ou après, les doublons d'un·e même panéliste et les personnes ayant échoué au test d'attention. Toutes les analyses utilisent des pondérations obtenues par ratissage (raking). Le calage porte sur quatre marges : la région (RMR de Montréal, RMR de Québec, reste du Québec), le groupe d'âge (18‑24, 25‑34, 35‑44, 45‑54, 55‑64, 65 ans et plus), le genre et la scolarité (secondaire ou moins ; études postsecondaires sous le baccalauréat ; baccalauréat ou plus), selon les estimations de population de Statistique Canada au 1er juillet 2022 (région, âge, genre) et le Recensement de 2021 (scolarité). La méthode inclut une règle visant à tronquer les pondérations qui se situent à l'extérieur de l'intervalle [0,25; 4] ; cette règle n'a pas été activée, chacun des poids se situant déjà à l'intérieur de l'intervalle (les poids vont en pratique de 0,45 à 2,85). Comme l'échantillon est non probabiliste, les marges d'erreur présentées sont approximatives et supposent un plan d'échantillonnage aléatoire simple : sur la taille effective de l'échantillon, la marge d'erreur est de ±1,9 point de pourcentage, 19 fois sur 20 (calcul conservateur, p = 0,5).

Médias sociaux

Le corpus. L'Observatoire suit en continu 1 121 comptes québécois sur six plateformes (X, Facebook, Bluesky, YouTube, Instagram et TikTok) : 599 candidats (598 des cinq principaux partis et un du Parti vert), 109 médias, 135 journalistes et 278 influenceurs, dont 204 commentateurs. Entre le 1er août et le 26 septembre 2026, ces comptes ont produit 259 878 publications. Il s'agit d'un corpus de comptes, non d'une recherche par mot-clé : nous observons ce que publient les acteurs identifiés comme influents dans l'espace public, pas tout ce qui se dit au Québec. Les commentaires du public n'en font pas partie.

Pour constituer la liste des candidats, nous avons recueilli les données à partir des sites Web officiels des partis politiques qui comptent au moins un député à l'Assemblée nationale du Québec (Coalition avenir Québec, Parti libéral du Québec, Québec solidaire, Parti québécois et Parti conservateur du Québec), en date du 1er septembre 2026. Nous continuons à mettre cette liste à jour en vue des prochains rapports hebdomadaires. Nous avons extrait les informations suivantes de la section consacrée aux candidats sur le site Web de chaque parti : le nom du candidat, la circonscription électorale et les identifiants de ses comptes sur les réseaux sociaux. Les comptes ont été recueillis sur six plateformes : Facebook, Instagram, X/Twitter, Bluesky, TikTok et YouTube. Lorsque le site Web d'un parti ne comportait pas de section consacrée aux candidats, nous avons examiné manuellement la section des annonces et recueilli le nom du candidat et sa circonscription électorale à partir de chaque publication annonçant une investiture. Étant donné que la liste des identifiants de réseaux sociaux figurant sur les sites Web des partis peut être incomplète, nous l'avons enrichie en vérifiant manuellement les identifiants indiqués sur les sites des partis afin de déterminer s'ils mentionnaient ou renvoyaient vers d'autres comptes de réseaux sociaux (p. ex., via Linktree). Lorsqu'aucun identifiant n'était indiqué sur le site Web du parti pour un candidat, nous avons effectué une recherche en ligne afin de trouver d'éventuels comptes à ajouter. Chaque compte a été vérifié afin de déterminer s'il répondait aux critères suivants : le compte appartient officiellement au candidat et il s'agit d'un compte public utilisé dans le cadre de ses activités politiques. Nous n'avons inclus aucun identifiant qui n'était pas indiqué sur le site Web du parti, mentionné par un autre compte vérifié appartenant au candidat, ou mentionné ou suivi par le compte vérifié d'un autre candidat. Nous n'avons pas non plus inclus les comptes principalement consacrés à la publication de contenu personnel.

L'une des analyses porte aussi sur 500 influenceurs politiques ou médiatiques américains, dont 472 ont publié pendant la période. Pour les repérer, nous avons d'abord dressé une liste large à partir de plusieurs sources : un rapport du Pew Research Center sur les influenceurs de l'information, les balados les plus populaires, les comptes mentionnés par les comptes canadiens que nous suivons déjà, des outils de veille des médias sociaux et des recherches manuelles. Nous n'avons retenu que les personnes, groupes ou émissions basés aux États-Unis qui comptent au moins 20 000 abonnés sur une plateforme et dont la majorité des publications porte sur la politique ou l'actualité. Nous avons ensuite conservé les 500 comptes ayant le plus d'abonnés au total. Ces influenceurs ont produit 320 183 publications entre le 25 août et le 29 septembre.

Le corpus public. En plus du corpus de comptes suivis, qui répond à la question « qu'ont publié les acteurs que nous suivons », nous avons un second corpus dit « public » qui ne repose pas sur une liste de comptes mais sur une liste de mots-clés. Une publication y entre parce qu'elle contient l'un de ces mots-clés, quel que soit son auteur : membre du public, militant, média, journaliste ou candidat. Le type de compte n'est pas codé comme pour les listes de comptes mentionnées ci-haut.

La collecte porte sur cinq plateformes : X, Instagram, Bluesky, TikTok et YouTube. La liste de mots-clés couvre quatre familles de termes :

  • les partis et leurs sigles (p. ex., CAQ, PQ, PLQ, PCQ, QS, « Parti Québécois », etc.) et leurs comptes officiels ;
  • les chefs, par leur nom, leurs graphies avec et sans accent, leurs surnoms usuels (PSPP) et leurs comptes ;
  • le vocabulaire électoral générique, en français et en anglais, combiné au mot Québec (p. ex., « Québec élection », « Quebec vote », « Quebec circonscription », « QC voters », « #polqc », etc.) ;
  • le vocabulaire de l'intégrité informationnelle combiné au mot Québec (p. ex., « Québec désinformation », « Québec ingérence », « Québec complotiste », « QC disinformation »).

La fenêtre retenue va du 25 août, tout juste avant le déclenchement de la campagne, au 26 septembre 2026 inclus. Dans cette fenêtre, la collecte a ramené 3 572 542 publications distinctes, publiées par 1 079 895 comptes différents : 3 468 313 sur X, 58 695 sur Instagram, 17 626 sur Bluesky, 15 852 sur TikTok et 12 056 sur YouTube.

Codage des enjeux. Chaque publication est soumise à un modèle de langage (Qwen3.8-27b) qui établit sans raisonnement les enjeux abordés, parmi dix-huit catégories non exclusives : coût de la vie, taxes et impôts, économie et emploi, finances publiques, guerre commerciale et tarifs, santé, éducation, logement, transport, environnement, immigration, langue française, laïcité, indépendance, criminalité, éthique et intégrité, intelligence artificielle, enjeux sociaux. Une publication peut en porter plusieurs ou aucune (p. ex., activités de terrain, remerciements, liens sans commentaire, réponses dans un fil).

Codage de l'intégrité électorale. Chaque publication est soumise à un modèle de langage (Qwen3.8-27b) qui évalue 1) si la publication porte sur le Québec, 2) si elle porte sur l'élection québécoise et 3) si la publication porte sur l'intégrité électorale. Le cas échéant, la publication est classifiée :

  • Selon le thème : 1) ingérence étrangère; 2) ingérence fédérale; 3) fraude dans le décompte des votes; 4) biais de l'administration électorale; 5) règles électorales injustes; 6) divulgation financière; 7) activités inauthentiques; 8) suppression du vote.
  • Selon le ton : 1) allègue (indique que le processus est compromis); 2) défend (contredit ou corrige une allégation); 3) rapporte (nouvelles neutres ou description d'une allégation ou d'une préoccupation); ou 4) aucun.
  • Selon l'entité accusée : 1) l'administration électorale; 2) le gouvernement québécois; 3) le gouvernement fédéral; 4) la cour; 5) un parti ou candidat; 6) un État étranger; 7) autre; 8) aucun.

Un total de 5034 publications ont été identifiées comme portant sur l'intégrité électorale. Ces publications comptent pour 6095 assignations à des thématiques ou catégories puisqu'une publication peut porter sur plus d'une catégorie. Par exemple, certaines publications sur l'envoi de documents électoraux uniquement en français sont classifiées à la fois dans « règles électorales injustes » et « suppression du vote ».

L'engagement. Notre analyse de l'engagement repose sur les mentions « J'aime », seule mesure disponible sur l'ensemble des plateformes. L'utilisation des mentions « J'aime » n'est pas nécessairement comparable d'une plateforme à l'autre, mais constitue la meilleure mesure disponible de l'engagement du public avec le contenu.

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