Observatoire de l'écosystème médiatique
Surveiller. Rechercher. Répondre.
L'Observatoire de l'écosystème médiatique surveille et étudie la circulation de l'information sur les plateformes qui façonnent la vie publique, et rend les données, méthodes et outils sous-jacents ouverts à tous.
La plupart des Canadiens ignorent ce qui se passe dans leur environnement informationnel. Lorsque Meta a bloqué les nouvelles sur Facebook et Instagram en 2023, les Canadiens ont perdu 11 millions de consultations de journalisme par jour. Les trois quarts d'entre eux ne l'ont jamais remarqué. Le contenu algorithmique, les publications générées par l'IA et les opinions d'influenceurs ont comblé le vide, et cela ressemblait à ce qui existait avant, même si l'infrastructure sous-jacente avait complètement changé.
L'OEM travaille dans cet écart, entre ce qui se passe réellement dans l'environnement informationnel et ce que les gens perçoivent.
À propos de l'OEM
L'OEM est une collaboration entre l'Université McGill et l'Université de Toronto qui suit l'écosystème de l'information du Canada depuis 2019.
Pendant l'élection fédérale de 2025, l'OEM a mené l'opération de surveillance électorale indépendante la plus complète de l'histoire canadienne : évaluations publiques hebdomadaires des robots, de l'ingérence étrangère, de la désinformation et des hypertrucages, une ligne d'assistance publique, et un partage coordonné de données avec des chercheurs et la société civile à travers le pays. Cela a mené à plus d'une centaine d'entrevues médiatiques en six semaines et à une couverture dans le New York Times, le Guardian, le Financial Times et The Economist. Plus important encore, le Canada dispose désormais d'une surveillance électorale indépendante en temps réel comme capacité permanente, plutôt que des enquêtes a posteriori qui arrivaient autrefois des années trop tard.
En avril 2026, l'OEM a identifié un réseau de vingt chaînes YouTube inauthentiques — près de quarante millions de vues — diffusant du contenu généré par l'IA qui normalisait la sécession de l'Alberta et son annexion par les États-Unis. Nous avons analysé 4 474 vidéos, documenté le comportement coordonné du réseau, publié une évaluation publique complète et demandé à YouTube de divulguer ce qu'il sait sur ses responsables. Après une attention publique considérable, y compris des reportages du National Observer et de l' équipe d'enquête de la CBC, les chaînes YouTube ont été retirées.

Ce type de constat découle d'un processus rigoureux et constant : nous recueillons, documentons et analysons le contenu public des principales plateformes sociales et numériques, puis publions des ensembles de données, des tableaux de bord et une API ouverte — afin que les chercheurs, les journalistes, les organismes de réglementation et le public puissent examiner l'écosystème de l'information par eux-mêmes.
Vidéo à la une
MEO-CDMRN Election Monitoring and Response
Alors que la propagation de la manipulation de l'information augmente, protéger l'intégrité de notre écosystème de l'information n'a jamais été aussi importante. C'est pourquoi l'Observatoire de l'écosystème médiatique et ses collaborateurs, par l'intermédiaire du Réseau canadien de recherche sur les médias numériques, ont surveillé et réagi activement à la manipulation de l'information pendant la 45e élection générale. Voici comment nous procédons.
Toutes les vidéosRecherche de l'OEM
Une grande partie de nos recherches ne demande pas la permission aux plateformes au préalable — et ne le peut pas. On appelle cela la recherche non permissionnée. Les plateformes qui structurent aujourd'hui la vie politique et sociale n'ont guère intérêt à s'ouvrir à un examen externe, et l'accès dont disposaient autrefois les chercheurs indépendants continue de se restreindre. Si l'étude de ces systèmes exigeait leur consentement, les questions les plus déterminantes à leur sujet resteraient sans réponse — et ce, par conception.
Nous nous appuyons sur les arguments avancés par Ethan Zuckerman et ses collègues : la recherche d'intérêt public sur les plateformes est légitime, même lorsqu'une plateforme préférerait qu'il en soit autrement. Nous observons ce qui est publiquement visible, documentons nos méthodes et nous nous soumettons à des normes déontologiques rigoureuses — en réduisant au minimum la collecte de données personnelles, en protégeant les personnes concernées et en faisant preuve de transparence quant à nos méthodes.
Nos rapports et commentaires sont publiés sous la bannière du Centre pour les médias, la technologie et la démocratie. Si vous souhaitez explorer nos données, lancez l'interface de l'OEM.
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Lire la suiteÀ propos du RCNMD
Par l'intermédiaire du Réseau canadien de recherche sur les médias numériques (RCNMD), financé par l'Initiative de citoyenneté numérique de Patrimoine canadien, l'OEM collabore avec des chercheurs et des organisations de la société civile à travers le pays — partageant des données, surveillant les élections et les incidents informationnels, et servant de point de contact unique pour les journalistes couvrant les histoires d'ingérence et de désinformation.
Voici quelques publications sur l’écosystème de l’information publiées par certains de nos collaborateurs au cours des dernières années :







